Journaliste,chroniqueur, critique littéraire


Et le ciel se refuse à pleurer...

Editions Presse de la cité ISBN 978-2-25814-671-6 221 pages

C’est à un huis clos oppressant à l’ombre du géant des Alpes, le Mont-Blanc que nous invite Gérard Glatt.

Toute la beauté de la montagne contraste avec l’ambiguïté des personnages, leur noirceur, leur faux-fuyant.

L’auteur signe là un roman éprouvant par la complexité des états d’âmes de ces protagonistes, où les rebondissements roulent comme un torrent furieux dévalant la pente abrupte des sentiments des uns et des autres.

La figure principale de ce livre, bien que décédée, nous hante à chaque page de sa méchanceté, de sa perversité. La psychologie de cette femme qui tend vers la perverse narcissique en devient presque fascinante. Elle nous parle avec sa brusquerie paysanne, en peu de mots, mais toujours avec efficacité.

L’atmosphère, aussi rude que la vie de montagne avec les bêtes peut l’être, est admirablement bien rendue, les descriptions sont riches d’images écrites comme des photos de vacances.

Le doute, cet ennemi pernicieux qui s’infiltre partout, même chez le lecteur, qui court de pâtures en places de village est présent tout au long des pages de ce roman de terroir.

C’est cette mentalité des gens de la terre, de ces familles souvent détentrices de secrets lourds à porter, de non-dits, ces gens pour qui chaque mot est savamment pesé, qui n’en disent jamais trop, où chaque parole prononcée à la valeur qu’on lui accorde.

A travers un suspens admirablement entretenu, l’auteur nous dresse une galerie de portraits aux caractères bien trempés.

L’étude de l’âme humaine semble être pour Gérard Glatt un pur moment de délice scriptural.

On sent qu’il connait ses antagonistes, qu’il sait où il veut les emmener et avec eux, nous le lecteur.

A noter toutefois quelques longueurs au début du livre mais qui sont vite oubliées au fur et à mesure que cette intrigue palpitante se dévoile à nos yeux.

Un roman qui fleure bon la montagne, le foin coupé, l’eau vive et dans ce décor idyllique, qui reflète aussi la profonde détresse des hommes.

 

©Kariane Maxwell, 17 février 2018

 

 

 

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