Journaliste,chroniqueur, critique littéraire


Sans héritage T.1 Lucien Louis Marie Saga familiale en 20 volumes

ISBN 978-1-52139-582-0 236 pages

L’enfance n’est jamais bien loin, semble nous dire Lorraine Rountree dans ce premier volume d’une longue saga familiale.

 

L’histoire, tout au long des 20 volumes, se déroule de 1913 à 1983.

 

L’atmosphère de ce premier tome est admirablement bien rendue.

L’auteure parvient presque à nous faire retrouver les odeurs des bazars d’antan avec l’épicerie de « l’oncle », les produits et les marques, disparus ou non se retrouvent sur les rayons de notre mémoire.

 

Il y a un côté Pagnol dans cette évocation d’un temps passé, on s’imagine si bien le petit Lucien dans ce monde d’adulte, un monde qui était plus rigide, où les enfants faisaient des bêtises gentillettes.

 

C’est un remarquable travail de documentation qu’à réalisé Lorraine Rountree.

Une recherche poussée dans ce passé centenaire où le siècle venait de démarrer, à l’aube d’une guerre meurtrière, qui nous permet de voyager dans des lieux emprunts de nostalgie.

Car on sent beaucoup de mélancolie au travers de ces pages riches en descriptions.

 

La sérénité qui se dégage de ces lignes vous enveloppe de douceur, un peu comme les gros édredons de nos grands-mères.

 

Bien que Lucien en soit le héros principal, deux personnages forts se dégagent du roman ; l’oncle Constant et la tante Félicité.

 

On visualise le premier comme un homme important, doté d’un caractère ferme et néanmoins bienveillant.

Un notable comme il se disait dans les campagnes.

 

Quant à tante Félicité, elle est telle que nous imaginions nos arrières grands-parents, un peu effacée, juste ce qu’il faut, néanmoins érudite, grande lectrice.

 

De nombreuses références historiques nous situent dans l’espace-temps.

 

On se sent bien, presque « en famille » dans ce premier opus de la saga.

 

C’est un roman vivant au sens propre du terme, avec des personnages attachants, des décors somptueusement décrits.

 

Un livre qui se quitte difficilement, une fois la dernière page tournée.

 

©Kariane Maxwell, février 2018