Journaliste,chroniqueur, critique littéraire


Je suis une poupée gigogne

Publishroom  www.publishroom.com  ISBN 979-10-236-0512-9  184 pages

Le premier mot qui me vient à l’esprit c’est « bouleversée ».

Bouleversée par ce témoignage intense, pudique à la véracité criante.

Le deuxième mot c’est « courage ».

Courage d’avoir su affronter avec autant de détermination le regard des autres sur cette soi-disant « anormalité ».

C’est un beau récit que vous nous offrez Armonia Zyra.

Une enfance somme toute normale, avec le poids du père tel que cela se voyait dans de nombreuses familles.

Une mère aimante quoiqu’un peu effacée.

L’accent est largement mis sur la société actuelle et passée où la personne « différente » que ce soit par sa couleur de peau, sa religion ou son comportement est toujours perçue comme un danger.

La vision étriquée qu’à l’autre de son entourage, les questionnements parfois absurdes qui mènent à des suppositions encore plus stupides.

Les fameuses cases dans lesquelles il faut entrer à tout prix.

Quelle abnégation dans ce livre.

La plume est si douce pour une telle violence.

Votre transformation se fait dès le chapitre « La fée qui me fit renaître ».

On assiste au changement de genre par le passage à l’écriture au féminin.

Grâce à votre regard sur la société soi-disant bienpensante, vous mettez l’accent sur toutes ses dérives sectaires, le mal être des femmes dans la vie actuelle.

Que de souffrance, aussi bien morale que physique, pour parvenir à la félicité, quelle humanité aussi dans votre comportement vis-à-vis de votre entourage.

Vous avez une analyse parfaite de la peur, la peur de l’autre, du regard de l’autre, de la différence, de la maladie. Vous décrivez un monde tel qu’il est, où il ne fait pas bon d’être différent ou faible.

Je sens dans vos derniers chapitres, une paix intérieure qui donne à ce bouleversant témoignage une grande lueur d’espoir pour ceux ou celles qui vont devoir affronter le même parcours que vous.

Merci Madame de ce beau livre qui m’a serré la gorge à bien des moments.

Un très beau récit pédagogique qui devrait inciter à plus de tolérance.

 

Kariane Maxwell, janvier 2018

 

 

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