Journaliste,chroniqueur, critique littéraire


Vagabondages poétiques

Atramenta 123 pages

Comme la poésie est belle quand elle manie aussi bien la langue française.

Les vers sont sublimes, l’écriture semble facile mais on se rend vite compte des contraintes que l’auteur s’est imposé.

Le recueil est divisé en cinq partie et l’émotion va grandissant au fur et à mesure de la lecture.

La première partie est sombre, avec une omniprésence de la mort, une sorte de fascination pour le suicide, le grand voyage final.

L’eau symbolisée par le Styx, fleuve de la mort fascine l’auteur.

Les mots sont choisis et l’écriture est élégante.

Les vers sont bien agencés et la violence du propos notamment dans le premier poème se trouve adoucit par le structure même du texte.

La deuxième partie est beaucoup plus légère.

Le vocabulaire est plus grivois et taquin, mais la mort n’est jamais très loin ainsi que la peur de vieillir.

La troisième partie nous emmène dans un monde plein de douceur, de senteur, de paysages autant de tableaux qui défilent sous nos yeux.

Un vent printanier souffle sur ces rimes, un regard presque enfantin devant les merveilles de la nature.

Il me vient à l’oreille la Pastorale de Beethoven en lisant ces vers.

Jean de la Fontaine pointe aussi sa plume avec « La petite abeille ».

La douceur érotique caractérise la quatrième partie où l’amour est d’une sensualité a fleur de peau, un amour dévoilé grâce une fois de plus à la grande richesse du vocabulaire de l’auteur qui nous fait part ici de sa grande félicité.

Toute la maîtrise, au sens de la retenue, vole en éclat dans la cinquième partie avec des poèmes délicieux, vifs, emplis de joie de vivre et d’espoir en l’humanité.

Un recueil d’une grande richesse, tant dans l’écriture que dans les thèmes abordés.

 

Kariane Maxwell, janvier 2018

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